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26 juillet 2011

Compte rendu - soirée du 14 juin sur "L'entreprise légère"

entreprise,nature et découvertes,wwf,ong,partenariatsNotre soirée-débat du 14 juin avait comme thème "L’entreprise légère", titre du livre co-écrit par Julia HAAKE, Directrice des Partenariats Entreprises du WWF France. Julia Haake, qui est par ailleurs la fondatrice du tout premier réseau Femmes & Développement Durable, est venue nous présenter les grandes lignes de cette logique. Etienne RUTH, responsable Développement Durable de l’enseigne "Nature & Découvertes", nous a donné ensuite apporté son témoignage sur la mise en pratique dans le contexte de l'entreprise.

Le thème central de l'ouvrage porte sur la remise en cause du "toujours plus" et des business models actuels qui sont, par définition, "anti-économie légère", tel l'exemple de l’aviation civile et le tourisme low-cost, la grande distribution, l’industrie du pétrole ou celle de l’automobile. La part de responsabilité des entreprises dans les problématiques environnementales est plus qu’évidente.

Mais comment passer le cap vers une économie légère ? Selon Julia Haake, malgré le mirage de la croissance verte que l’on peut constater depuis le début des années 2000, une rupture est nécessaire pour passer dans cette nouvelle dimension de l’économie légère. Celle-ci repose sur un découplage absolu entre la production de biens plus durables et optimisés en utilisant moins de matières premières. Elle propose comme leviers d’action aux entreprises:


  • L'amélioration de l’efficacité des actions (par exemple s'appuyer sur les indicateurs du GRI, utiliser des matières et des énergies alternatives, faire appel à de nouvelles technologies et l'éco-conception)
  • La remise en cause du "toujours plus" par le développement de produits plus durables, plus facilement réutilisables et donc, moins souvent remplacés
  • L'orientation vers une économie de la fonctionnalité (location de produits, illustré par l’exemple de XEROX qui loue, entre autres, des imprimantes aux entreprises en assurant la maintenance).

Suite à cette présentation, l'intervention d'Etienne Ruth a illustré la mise en pratique de ce concept chez "Nature & Découvertes", notamment au travers de l’éco-conception des magasins (avec des matériaux locaux, moins énergivores comme, par exemple, l'utilisation de pierres de lave comme dalles). Le transport par camions au GNV, la purification de l’air des magasins en CO2 et COV (composé organique volatile) et l’engagement sociétal à travers des actions pédagogiques et la participation aux Universités de la Terre (organisées tous les deux ans).

Pour nos deux intervenants, toute la difficulté repose dans le questionnement "Nous faisons tous partie du système, comment s’en extraire pour ne pas en profiter ?" - autrement dit, comment garder sa liberté d’action? Cependant, les échanges avec les participants ont mis en avant le manque d’efficacité des ONG dans les partenariats avec les entreprises, ainsi que le fait que le concept de "Nature & Découvertes" pouvait être associé à une forme "d'économie de la bonne conscience". Conscients des difficultés, Julia Haake a néanmoins rappelé l’exemplarité du WWF en termes de gouvernance (RH, politique sociale...) et Etienne Ruth, la politique de l'entreprise relative à l’égalité salariale hommes-femmes (qui pour lui doit être basée cependant sur les compétences, et non la parité hommes-femmes).

***

Le débat s'est terminé beaucoup plus tard que prévu, face à des intervenants très enthousiastes et des participants qui, du coup, avaient de nombreuses questions à poser. Nous avons bien noté néanmoins qu'à l'avenir, nous devrons être plus strictes sur le timing - ce sera fait.

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